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Par Fatiha Al Shaabi et Rotana Ty

“Connaître son ignorance est la meilleure part de la connaissance” — Proverbe chinois

La société des savoirs

La Boca Buenos Aires Argentina Eduardo Sánchez société savoirs

Source: photo de Eduardo Sánchez sur Unsplash

“La capacité à penser ou percevoir différemment est plus importante que la connaissance acquise.” — David Bohm

Une société des savoirs est une société augmentée par le pouvoir exponentiel qu’offre la prolifération et la valorisation des savoirs. Des savoirs qui doivent être considérés sous leurs aspects pluriels, c’est-à-dire ne se limitant pas aux “savoirs” au sens stricto-sensus, mais par extension aux “savoirs-être” et “savoirs-faire”. Combinaison créatrice de valeur, d’impact et de différenciation.

Ces différents types de savoirs (que nous nommerons “3 S”) combinés se trouvent au cœur de l’innovation, et ce à échelle 360, de par le réinvestissement de ces savoirs circulants, nourrissant ainsi des strates multidisciplinaires. La société des savoirs est donc en ce sens une société d’une valeur inestimable tant le champs des possibles s’en trouve infini. En effet, la prolifération de ces flux est source de synergie et d’opportunités fécondes.

Echanges et prospérité rendus possibles grâce à ces connections humaines et aux outils technologiques associés.

Notons que cette pollinisation des savoirs est d’autant plus élevée que les conditions sont propices. Ainsi, plus une société est enclin à favoriser les synergies plurielles, l’intelligence collective, à construire des ponts interdisciplinaires, à s’ouvrir à des méthodes et pratiques innovantes et parfois inconnues…plus elle se verra enrichie de par les retombées découlant de ces fusions. A contrario, une société figée, dogmatique, verticale et repliée sur elle-même, se privera de cette dimension fertile et lucrative apportant une réelle plus-value.

 

société savoirs augmentée tendances futur

Source: sketch crée par Fatiha Al Shaabi

Les enjeux inhérents à la société des savoirs

“On ne peut résoudre nos problèmes avec la manière de penser qui a contribué à les créer.”  — Albert Einstein

vuca complexity cocreation velocity vision future society gerd leonhard rotana ty

Source: https://www.futuristgerd.com/share/2014/02/flipped-vuca-gerd-leonhard-1024×569.png

La société des savoirs s’inscrit dans un contexte de changements bouleversant les sphères sociétales, écologiques, économiques et technologiques. Ce monde en perpétuel changement se voudrait incertain, vulnérable et complexe selon l’acronyme VUCA.

Mais si cette vision du monde était estropiée? S’il serait plus raisonnable de croire en une vision moins alarmante et plus pragmatique, que reprendrait cet acronyme VUCA, mais sous le prisme de mots tels que: vélocité, non orthodoxe, focalisé sur la co-création et l’abondanceVision dont la philosophie trouve tout son sens dans ce contexte de société des savoirs et qui marque l’amorce vers un nouveau questionnement.

La complexité de compréhension relative à notre ère des savoirs, en découle la nécessité d’une prise de conscience par les travailleurs du/des savoir(s) des limites d’un modèle purement capitaliste. Démarche convoquant ainsi des réflexions sur des potentiels leviers vecteurs de sens en tant que riposte plus inclusive, moins discriminante. L’enjeu est donc de cheminer vers un modèle résolument tourné vers l’innovation sociale intégrant harmonieusement les 3P : Personnes, Planète et Profits.

Par ailleurs, dans notre paysage actuel des acteurs tels qu’ Ashoka ou encore les BCorporations, s’inspirent de ce modèle d’innovation sociale et utilisent leurs savoirs pour créer de la valeur et impactent significativement l’environnement sociétal et ce à l’échelle mondiale. Michel Bauwens, instigateur de la P2P Foundation, jongle habilement à la fois avec l’intelligence collective, les communs et les réseaux sociaux et physiques pourrechercher, cataloguer et défendre le potentiel des approches de changement de société et de conscience basées sur le Peer to Peer et les communs.”

La société des savoirs s’inscrit donc dans un monde complexe, transitionnel, rendant ainsi nécessaire la présence d’”agitateurs” pour initier ou catalyser des évolutions sociétales, écologiques, économiques et numériques.

“On ne peut dessiner le simple qu’après une étude approfondie du complexe.” —  Gaston Bachelard 

Développer des savoirs pour créer de la valeur dans un contexte de digitalisation et d’automatisation

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Source: http://www.danpontefract.com/pervasive-learning-graphic-from-flat-army/

Dans un contexte d’automatisation du travail et de consumérisation des usages numériques, comment développer ces “ 3 S ” pour créer de la valeur?

Et si la réponse à cette question nécessite de considérer la combinaison entre apprentissage formel, apprentissage informel et apprentissage sociale.

Nous apprenons de façon formelle via des canaux conventionnels de transmission du savoir.

Le premier lieu accrédité de transmission de connaissances est l’école. Le jeune enfant va donc officiellement intégrer un système conçu conformément pour délivrer des savoirs théoriques dans une logique d’acquisition de socle commun de connaissances. Succèdera à l’école, l’univers professionnel, qui au travers de formations délivrera des enseignements ciblés.

Ce transfert d’apprentissage orienté, donc non aléatoire, répond à un cahier des charges précis. La seule liberté peut résider dans les formats ou outils utilisés mais le contenu reste “maîtrisé”.

L’enjeu serait donc, plus que jamais, de créer de l’engouement et de l’efficacité via des outils ou procédés numériques en sus des outils analogues. Ainsi, le format classique d’enseignement, à savoir un professeur physique tel un distributeur de connaissances / des élèves physiques tels des réceptacles, devrait être substitué ou secondé par des formats plus variés, flexibles ou attractifs. Pour qu’une connaissance soit efficacement assimilée et exportable, elle doit susciter de l’intérêt, de la motivation, en d’autre terme être “sexy”. Mais cette envie se créer, par la diversité et la complémentarité des supports. A titre d’exemple, nous pouvons reprendre les “vecteurs” de connaissances contemporains tels que les TEDx, cours e-learning, forum, MOOCs, apprentissages entre pairs, et bien sûr les fameux serious game.

Nous apprenons également de façon informelle/inconsciente via des canaux officieux développant toutefois des compétences et du savoir.

Dans la mesure où nous sommes, ici dans l’intangible, l’objet et les enjeux inhérents aux apprentissages ne sont pas clairvoyants puisque opportuns. Il est donc aléatoire d’avoir conscience des assimilations possibles dans une zone où les savoirs ne sont pas dirigés.En effet, la métacognition est dans ce cas précis moins évidente.

Cependant, cette absence de “focus sur…” offre un spectre incroyable de possibilité d’apprentissages. Parallèlement, l’exploration permise par l’outil numérique est extrêment puissante, à condition de faire preuve de curiosité. Même si la démarche préalable n’est pas volontairement et consciemment orientée vers la recherche d’une auto-formation spécifique, les apprentissages tirés de l’expérience restent prédominants tant l’engagement personnel est un stimulateur cognitif puissant.

Ainsi, un esprit animé qui aime se “perdre” dans le sillonnage des rubriques littéraires du web, conférences, des podcasts, blogs….trouvera tant de sources que développement personnel possible. Il est toutefois nécessaire de préciser que l’ampleur des contenus disponibles rend la sélection pertinente difficile, dans la mesure où trop d’informations tue l’information. Dans certain cas une délimitation, sélection, ou la synthèse d’un “professionnel” du domaine concerné permet d’accéder à un contenu efficace (en terme de qualité/quantité).

Nous apprenons, enfin, par l’engagement et via les médias sociaux pour créer de la valeur.

Avec la consumérisation des usages numériques, la manne que présentent ces dispositifs de communication et de collaboration est d’une puissance inestimable. Chacun peut librement accéder à d’innombrables ressources, à en partager également via une multitude de canaux numériques.

Ce libre accès à tout, à tous, partout, tout le temps… marque une révolution dans la société des savoirs et est rendu possible grâce à cette automatisation et digitalisation.

Par ailleurs, il serait intéressant de faire le parallèle entre les “3 S” à un autre prisme qu’est le EER (Éducation- Expérience-Réflexion). Ce trinôme forme un tout complémentaire et s’inscrit dans la segmentation préalablement proposée entre les apprentissages d’ordre formel, informel et social qu’il convient d’en approfondir la compréhension du sens, des subtilités sous jacentes et des enjeux.

Développer ces trois types de savoirs seraient ainsi la manifestation d’un cercle vertueux issu de la rencontre de l’éducation, l’expérience et la réflexion et donc propice à l’efficacité et la pertinence des apprentissages.

Les clés pour s’engager personnellement dans le développement de trois type de savoirs

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Source: Photo de Julien Keita — apprenants de la Cube School en learning expedition au Techshop d’Ivry-sur-Seine.

Dans une démarche visant à étendre le spectre des savoirs une pluralité de facteurs clés impulse sa mise en oeuvre. L’implémentation de ces savoirs ne peut se faire sans une compréhension claire des enjeux inhérents et de l’ensemble des conséquences collatérales quant à leur déploiement. Ces savoirs “élargis” reposent sur des tendances innées ou des réflexes / pratiques favorisant une acquisition des savoirs plus qualitative et optimale de part la complémentarité et la spécificités que représentent ces “3 S”.

Nous pouvons appréhender ces facteurs clés sous 2 aspects:

  • Dimension individuelle:

Outre, toutes les qualités humaines innées ou les compétences acquises de l’ordre du formel, qui de fait favorise le socle des aptitudes, d’autres axes intangibles auraient le mérite d’être explorés et donner lieu à un travail de restructuration. En effet, certains facteurs inconscients marquent des blocages et leur dépassement nécessite un travail exploratoire complexe.

Pour se faire un diagnostic interne objectif visant une compréhension de ses propres limites, blocages et “zones d’ombres” est nécessaire pour envisager avec justesse des axes d’amélioration pour lever ces points de rupture. Cette introspection convoque une auto-distanciation susceptible d’apporter des réponses efficaces afin de gagner en latitude. Posture impliquant de prohiber la censure et d’accueillir ses échecs avec sagesse.

Prendre une distance également avec son habitus, son environnement, ses codes, ses apprentissages… et sillonner le champs des possibles en s’ouvrant à des pratiques très éloignées des siennes.

Grandir intérieurement implique inéluctablement de s’imprégner d’autruis.

  • Dimension mutuelle:

La confrontation des univers antagonistes est riche en apprentissages!Que cela soit en rapport avec des univers sociaux, les univers culturels… Les voyages ou immersions dans des pays étrangers sont bien entendu des vecteurs puissants de décloisonnement de l’esprit. Une compréhension des différents modes de fonctionnement, visions, valeurs, croyances, drivers… peuvent être source d’inspiration et favoriser un positionnement inclusif, humble, synergique et réflexif.

Tout cela gravitant autour du concept de vision collective qui se manifeste par une énergie lucrative.

Il n’est pas inutile de noter que grands nombres d’activités collectives sont libératrices en terme de créativité et de développement personnel, telles que la danse ou l’art oratoire par exemple. Leur pratique octroie une forme d’émulation propice à la créativité et au dépassement de soi.

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Photo prise par Julien Keita lors d’un atelier de soft skills et de danse avec Fabrique de la Danse au centre de création numérique, Le Cube.

“Depuis le mois de septembre, La Fabrique de la Danse anime un programme de formation de 5 modules dans le cadre des thématiques comportementales et créatives d’une formation du Cube (Chef de projet agile et créatif) sur des thèmes forts comme l’intelligence émotionnelle, la communication non verbale, ou encore la créativité. Tous ces sujets sont abordés par les pédagogues de l’équipe de La Fabrique de la Danse via le mouvement, accélérateur de l’apprentissage et vecteur d’une mémoire collective pérenne. Emmanuelle, l’une des formatrices, nous dit comment se déroulent ces ateliers : « Ils sont 15 à se jeter dans le bain à chaque séance, et c’est réjouissant de les voir s’ouvrir et développer leur capacité à collaborer, à mieux s’exprimer ou encore surpasser des blocages de créativité, le tout par le mouvement.” — Emmanuelle, formatrice et co-fondatrice de la Fabrique de la Danse

Toutefois, si nous devions lister les vecteurs clés des savoirs nous pourrions mettre en relief la curiosité. Effectivement, c’est le levier par excellence de l’appropriation des connaissances. Le “learning animals” est la fibre optique de l’acquisition et du réinvestissement des savoirs. Généralement nourrie par un travail de prospective, de veille, et de rapprochements interdisciplinaires. Être curieux forge l’esprit d’analyse, l’esprit critique, d’innovation et affûte la créativité et le sens de l’initiative.

Ainsi, un savoir expert annexé à une expérimentation et à des compétences humaines augmentent le pouvoir des savoirs.

Curiosité — Esprit critique — Créativité — Agilité — Collaboration — Coopération — Prise d’initiative — Introspection — Prospective — Test and Learn — Autonomie — Connectivité…

Les résistances pour développer ses types de savoirs

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Source: photo de Gene Devine sur Unsplash

L’intégration des ces “3 S” prend naissance grâce à une multitude de facteurs dont certains renvoient à l’intangibilité. Immatérialité pouvant donc engendrer des biais restreignant les “3 S” à des savoirs perçus comme un patrimoine immatériel stocké. Notre système neurologique a tendance à prioriser le monde tangible et néglige la prise en compte des éléments plus “informels”. L’individu peut ainsi être parasité par des biais, faisant obstacles à la prise de conscience du bien fondé des modalités, d’un certain nombres d’usages ou d’aptitudes, venant augmenter les savoirs au sens littéral, par le dépassement de ces derniers.

Prenons exemple de certaines technologies aujourd’hui perçues comme évidentes mais longtemps écartées par défiance, répulsion originelle causée en réalité par des biais. Parallèlement, une vision égocentrée versus hétérocentrée, est une limite à l’étendu qu’offre ces “3 S” et l’exemple des dépôts en masse de brevets est saillant.

La peur de la volatilisation d’actifs qui poussent ces entreprises à user de ce procédé dans le but de garantir leur monopole d’exploitation est un frein à un réinvestissement importé par cette invention initiale autrement dit un frein à l’innovation. Ce alors, que les tendances prennent partie pour informer que cette volatilisation d’actifs est également un biais.

Par ailleurs, TESLA en est un illustre exemple, puisque ce géant de l’automobile autonome, a stratégiquement mis ses technologies en open source afin de favoriser le cross-licensing. On peut voir que TESLA a volontairement donné accès à ses propriétés intellectuelles dans le but créer de la valeur par une synergie de groupe.

La dichotomie des stratégies individuelles versus groupe, frein de l’intelligence collective, peut s’expliquer également par l’égo qui va privilégier la compétition à la coopération ou collaboration. Il y a un réel manque à gagner de par des ambitions limitées à la sphère individuelle, au dépend d’un rayonnement collectif. Ablation que nous pouvons également retrouver lorsque le résultat dans l’absolu se trouve dans le viseur, au détriment des apprentissages relatifs à l’ensemble du processus de développement.

Dans un autre registre, l’absence d’acquisition de ces “3 S” pourrait être la conséquence d’une irrésolution logistique provenant du fait que la connaissance croît exponentiellement alors que sa distribution est essentiellement linéaire dans le temps. En effet, une surinformation expose, de fait, à une chasse à la hiérarchisation des informations et à leur appropriation.

Vers un modèle de développement des savoirs, savoirs-faire et savoir-être?

Dans une société complexe et rythmée par des mutations perpétuelles la question est de savoir vers quel modèle tendre pour être en phase avec les exigences inhérentes à notre ère? Autrement dit, est-il pertinent de promouvoir la pluridisciplinarité ou alors centrer le viseur sur des expertises clés ?

« Si l’histoire officielle de la science est celle de la disciplinarité, une autre histoire liée et inséparable, est celle des inter-trans-poly-disciplinarités. » —  Edgar Morin

Notre expérience de formation ‘Chef de Projet Agile et Créatif’ à la Cube School est un exemple probant de modèle pluridisciplinaire réunissant ces “ 3 S ” dont les enseignements permettent de comprendre par l’expérimentation et de mener une réflexion sur les impacts et bénéfices de ce modèle.

Vous pouvez découvrir à travers les schémas ci-dessous les différentes pierres angulaires où quinze apprenants, un responsable formation avec son réseau d’intervenants ont eu l’opportunité d’expérimenter ce format “inédit”. “Laboratoire humain” où les apprenants ont été formé autour de compétences clés en cohérence avec la complexité de l’environnement et dont les analyses des interactions et résultats en terme de collaborationde coopération et de créativité sont encourageants.

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Source: visuel crée par Rotana Ty

Thèmes abordés :

ARTS NUMÉRIQUES — COMMUNICATION — EXPRESSIONS CORPORELLES- GESTION DE PROJET AGILE — INNOVATION — EDUCATION — ETHIQUE — CODE — DESIGN GRAPHIQUE ET WEB — CULTURE DIGITALE

Toutefois, bien qu’un modèle comme celui dernier aurait prouvé son efficacité, il n’est pas exclu de vouloir pousser les limites et de mener une réflexion sur les potentiels axes d’amélioration. A savoir de voir dans quelle mesure, cette formation est-elle un incubateur de nouvelles initiatives? Parallèlement, il serait intéressant de rapprocher un tel dispositif à l’existant des pays leader en matière d’innovation comme le Danemark ou encore la Corée du sud et en faire le comparatif.

Même si ce modèle est vecteur de ces “3 S “ il n’en reste pas moins insubstituable. La mise en place d’une stratégie individuelle d’apprentissage en continue sous le prisme “Éducation, Expérience, Réflexion”, ce cadrée par un plan d’action rigoureux et pertinent, s’inscrirait dans un travail de développement cognitif, créatif et plus globalement personnel.

Le développement d’un état d’esprit opportun en complément du développement des “ 3 S”. Un esprit ouvert sur autrui et le reste du monde, curieux, humble, courageux, et qui donne les moyens de faire à tout un chacun.

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Source: Visual crée par Rotana Ty & Fatiha Al Shaabi

Cela induit d’accepter de ne pas savoir et de tenter d’identifier ses forces et axes d’amélioration.

Ressources pour aller plus loin

Libérez votre cerveau! d’Idriss Aberkane

A Model for the Future of Education By Peter H. Diamandis, MD, Singularity Hub

10 skills you’ll need to survive the rise of automation par World Economic Forum

Etes-vous prêt pour le 21ème siècle par Michel Cartier (vidéo)

70:20:10 model

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