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Potentiel x Conversationnel

Travail distribué et savoir-être

Quelles sont les savoir-être prédominants lorsqu’on travaille depuis n’importe où, c’est-à-dire le travail distribué ? C’est une question que nous avons posée à notre Perpetual Beta Coffee Club à la fin du printemps 2020. Voici le point de vue du community leader du PBCC, Harold Jarche, sur le travail distribué.

tetrad of working from anywhere

Source : travail distribué par Harold Jarche https://jarche.com/2021/04/distributed-work/

Que sont les savoir-être? Pourquoi sont-elles importantes dans le contexte du travail distribué?

“Les soft skills séparent les humains des machines. Ceux sont des compétences permanentes. Au cours des derniers siècles, nous avons utilisé le travail humain pour faire ce que les machines ne peuvent pas faire. D’abord, les machines nous ont rattrapés, et ont dépassé les humains, avec leur force brute. Aujourd’hui, elles nous surpassent avec leur intelligence brute. Il n’y a plus guère besoin d’un travail humain semblable à celui des machines, qui soit routinier, standardisé ou brut.

Il faut pour cela repenser notre façon de catégoriser le travail, de définir les emplois, d’attirer et de retenir les talents. Il faut se baser sur le talent, et non sur la main-d’œuvre. Cela implique également de repenser l’ensemble de notre système éducatif. Ces compétences permanentes (douces) ne se développent pas par le biais d’un programme d’études standardisé basé sur des compétences temporaires (dures).

Il est temps d’adopter une vision à long terme du travail et de l’apprentissage humains. Ce qui était classé dans la catégorie Travail n’est qu’une compétence temporaire adaptée aux conditions du marché et de la technologie. Le talent, ou les compétences permanentes, est notre valeur à long terme en tant qu’humains les uns pour les autres.” ― @hjarche

J’ai participé à une startup visant à permettre aux organisations et aux individus de développer des savoir-être dans notre monde moderne et connecté. Dernièrement, j’ai remarqué que les thèmes du développement et de l’évaluation des soft skills refont surface à travers mon réseau et en dehors. J’ai tweeté:

Comment développer et [auto-]évaluer les savoir-être, notamment la créativité, la collaboration, la communication, la créativité? Et la coopération? https://blog.learnlets.com/2021/04/evaluating-soft-skills

Une question qui a refait surface dans deux projets pédagogiques et communautaires comme un défi difficile à relever et à explorer.

Depuis, je réfléchis à ce que nous avons fait avec nos équipes et nos communautés d’apprentissage dans les projets précédents en posant des questions. Par exemple, est-il vraiment utile d’évaluer les savoir-être sur le lieu de travail ?

“La plupart des savoir-être concernent nos relations avec les autres. La volonté d’individualiser les comportements, puis de les mesurer, a pour effet de tuer les relations – un résultat ironique pour une formation ciblant les relations.” ― @CharlesHGreen

D’autres signaux:

“Si vous pensez que la formation peut traiter ce que l’on appelle les “soft skills”, alors vous êtes déjà dans la mauvaise direction.” ― @hjarche

Des compétences douces aux compétences d’émancipation

Pourquoi ne pas passer des savoir-être aux compétences d’émancipation?

“J’adore les termes “compétences d’émancipation” à ceux de “savoir-être/soft skills”. Il est intéressant de noter que les besoins en termes de rôles sont toujours répertoriés comme des compétences spécifiques. Pour améliorer les compétences d’émancipation, les organisations vont avoir besoin de thérapeutes, de psychologues et de community managers – je ne vois pas cela sur la feuille de route de quiconque. https://twitter.com/ChrisMayer_WP/status/1330162129316556805” ― @rhappe

À quoi ressemble votre galaxie de compétences futures/compétences d’émancipation ? Quelle est votre stratégie de développement de ces compétences, votre feuille de route et vos plans d’action? Dans mon précédente publication sur l’activation, j’ai partagé mon exploration avec le visuel sur une cartographie des compétences futures.

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Cartographie des compétences futures produite par Rotana Ty


Des compétences aux capacités

Et si la vision sur des compétences devait être portée à un autre niveau? Aptitude, capacité, contexte, conversation, communauté, choix, et cultiver les conditions. Anne Marie Rattray plonge en profondeur dans son article. Un extrait :

“Capacité

J’ai réfléchi et écrit sur le développement des compétences dans le flux du travail, mais je me suis demandé récemment en regardant “Tomorrow’s teams today : Building capabilities needed to transform [Les équipes actuelles de demain : construire les capacités nécessaires à la transformation]”, de la McKinsey Academy, si mon attention sur les compétences manquait de pertinence. Ne devrais-je pas plutôt parler de capacités? La raison pour laquelle j’avais mis l’accent sur les compétences est que je les considère comme le résultat de l’action et des savoirs appliquées, qui dépendent à leur tour des capacités et des aptitudes.”

Après mûre réflexion, je préfère suivre l’exemple de la McKinsey Academy et parler de capacité. Cela suggère un potentiel d’action. De plus, le terme “capacité” est plus englobant. Elle s’applique aussi bien aux individus qu’aux organisations.”

“(…) Capacité

Si la capacité concerne le potentiel d’action, la capacité concerne les conditions qui permettent de réaliser ce potentiel. Les gens ont besoin de capacités – personnelles et organisationnelles – pour être en mesure de renforcer leurs capacités. Cela signifie du temps, de l’espace et du lieu, de l’énergie, des opportunités, de la liberté, ainsi qu’un accès aux réseaux sociaux, aux ressources, aux technologies et aux systèmes d’aide à la performance” ― Anne Marie Rattray.

Où commencent le travail distribué et le développement des capacités? Pas de réponse simple, n’est-ce pas ? Cela commence peut-être avec des idées concrètes d’un membre de la communauté PBCC, Luis Suarez :

“Le WFA (Work From Anywhere) [Travailler de n’importe où] étend le travail individuel, rend obsolète le bureau, redonne à l’écrit sa pertinence et pourrait se transformer en ateliers de misère connectés avec le digital.

C’est une sacrée punchline qu’Harold Jarche a crée dans cette excellente publication sur son blog 👉🏻 https://bit.ly/3xd3CUk  qui réfléchit sur le travail distribué.

Le meilleur moyen de communiquer avec une équipe distribuée est l’écriture, surtout si l’on tient compte des multiples fuseaux horaires. De bonnes compétences rédactionnelles deviendront essentielles dans un lieu de travail distribué.’

Je ne pourrais pas être plus d’accord avec cette affirmation, même si j’ajouterais que le #SenseMaking [Création de Sens ] (à la #PKMastery[Apprentissage Continue en Réseau) deviendra tout aussi essentiel pour le lieu de travail digital. Pourquoi ? Eh bien, lisez ci-dessous 👇🏻

En 2020, Prodoscore a examiné 90 000 données provenant de 7 000 travailleurs. L’une des conclusions intéressantes est que les travailleurs les plus performants utilisent régulièrement la voix et la vidéo, mais moins souvent que les travailleurs les moins performants. L’outil de prédilection des employés les plus performants était la messagerie et le chat”.

Parler de repenser le but de son travail dans un lieu de travail distribué ! Whoaaah ! La vidéo/voix seule, en effet, ne suffit plus.

Maîtriser l’art de faciliter les discussions est le réel terrain de jeu (Il l’a toujours été ! 😅👍🏻)” ― @elsua


Alors comment maîtriser l’art de la conversation tout en travaillant et en apprenant de n’importe où ?

Engagement de Communauté vous permet de propulser votre communauté interne et son engagement pour apprendre et innover sans cesse avec l’écosystème de votre organisation.

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